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Magasins bios

La localisation des magasins d’alimentation biologique dans Paris nous renseigne-t-elle sur la gentrification des quartiers de la capitale ? (puisque c’est bien connu, le bio attire les bobos)

En cherchant un peu*, on trouve 177 magasins bios installés dans la capitale et certains quartiers très équipés se retrouvent dans la cartographie synthétique des dynamiques de la gentrification (cf. la thèse d’Anne Clerval).

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Montmartre,  la Fourche/Guy Moquet, le quartier St Victor près du jardin des plantes, Bastille et le 11ème arrondissement ou encore Alésia ont été des quartiers gentrifiés il y a déjà quelques décennies, ce qui pourrait corrober notre théorie (fumeuse). Le 20ème semble prendre le même chemin. Par contre le quartier des Ternes dans le 17ème arrondissement semble presque une incongruité au regard de son statut plus bourgeois.

Reste une certitude, le bio ne fait bon ménage avec les fast-foods :

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* Source : sites web de Naturalia, Bio C Bon, Biocoop, Biomonde, La vie claire, Nouveaux Robinsons et petitbio pour les autres enseignes.

Profil de la rue des Pyrénées

Après la rue de Vaugirard, la rue des Pyrénées est la plus longue de Paris avec ses 3,5 km traversant le XXème arrondissement de part en part. Un axe structurant pour les habitants du quartier (dont je fais partie), alors pourquoi ne pas dresser le profil longitudinal de cet axe pour caractériser les différents environnements qu’il traverse ?localisation_rue_pyrenees

A la manière d’une étape du Tour de France, on peut commencer par la coupe topographique de la rue des Pyrénées qui doit bien sûr son nom à la chaine de montagnes située entre la France et l’Espagne. On apprend sur sa page wikipedia qu’elle a été nommée ainsi en 1877, après avoir porté le nom de rue de Puebla qui elle était encore plus longue et courrait jusqu’au canal St-Martin. Un dénivelé positif de 60 mètres entre le Cours de Vincennes et la rue de Ménilmontant permet de s’offrir une belle grimpette à bicyclette. alti_rue_pyrenees

Grâce à la précision des données carroyées de l’INSEE, on peut aussi calculer la densité de population (100 m de chaque côte de la voie) sur toute sa longueur : c’est sur les tronçons entre la rue de Bagnolet et la rue des Orteaux qu’elle est la plus élevée, ainsi qu’entre la rue Levert et la rue de l’Ermitage.

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Impacté par la gentrification, le XXème a beaucoup changé depuis une vingtaine d’années et la rue des Pyrénées ne fait pas exception ; de nouvelles populations sont arrivées et le revenu moyen par habitant a progressé. S’il est d’environ 22 000 € sur toute la partie centrale de la rue, il s’abaisse à environ 18 000 € en dessous de la rue des Orteaux et au-dessus de la rue de l’Ermitage.revenu_rue_pyrenees

D’autres indicateurs révèlent également la disparité dans la population riveraine de la rue, comme la part des ménages propriétaires de leur logement :

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la part des anciens dans la population :

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ou encore et les personnes vivant seules (pour info, 51% des ménages Parisiens sont composés d’une seule personne) :

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Mais ce que j’attends avec impatience, c’est la base géocodée des équipements de l’INSEE qui permettra de calculer à quel niveau de ma rue on trouve le plus de bistros…